E-commerce
30 septembre 2026
Vous vous demandez si l’accord entre Google et Criteo va vraiment transformer la publicité en retail media pour les e-commerçants ?
La réponse est oui, et c’est une opportunité majeure. Ce partenariat, annoncé en septembre 2025, connecte la plateforme Search Ads 360 de Google à plus de 200 retailers via Criteo, offrant aux annonceurs un accès à des emplacements publicitaires de premier choix sur des sites comme Best Buy, Costco ou Target.
Mais attention, ce n’est pas si simple. Le retail media est dominé par des « jardins fermés » comme Amazon, et cette alliance pourrait bien rebattre les cartes. Pour les marchands, comprendre ces dynamiques est essentiel pour optimiser leurs campagnes et leurs ventes.
Alors, comment cet accord va-t-il impacter votre stratégie publicitaire ? Au programme :
Qu’est-ce que le retail media et pourquoi explose-t-il ?
Pourquoi Amazon domine-t-il ce marché ?
Comment Google compte-t-il concurrencer Amazon ?
Quels avantages pour les annonceurs et les retailers ?
Comment Qstomy peut-il vous aider à tirer parti de ces tendances ?
C’est parti.
Sommaire
Qu’est-ce que le retail media et pourquoi explose-t-il ?
Le retail media désigne la publicité diffusée directement sur les sites de vente en ligne, souvent pour promouvoir des produits vendus sur ces plateformes. Les annonceurs sont fréquemment les fournisseurs des retailers, qui cherchent à booster leurs ventes via ce canal.
Ce secteur connaît une croissance fulgurante. Selon Adtelligent, les dépenses mondiales en retail media devraient atteindre entre 145 et 165 milliards de dollars en 2025, contre 59 milliards en 2019. Aux États-Unis, le marché dépasse 60 milliards de dollars et croît d’environ 20 % par an.
Cette explosion s’explique par l’utilisation de données first-party, qui ne dépendent pas des cookies tiers ni de protocoles de confidentialité complexes. Pour les e-commerçants, c’est une opportunité de toucher des clients à un moment clé de leur parcours d’achat.
De plus, le retail media permet de mesurer précisément l’impact des campagnes, car les publicités sont diffusées et converties dans le même environnement. Cette transparence est un atout majeur pour justifier les budgets publicitaires et optimiser les stratégies en continu.



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Pourquoi Amazon domine-t-il le retail media ?
Amazon est le leader incontesté du retail media, grâce à son immense marketplace et à ses données d’achat de première qualité. Au deuxième trimestre 2025, ses revenus publicitaires ont atteint 15,69 milliards de dollars, en hausse de 23 % sur un an, représentant 9,36 % de son chiffre d’affaires total.
Ce succès repose sur un « volant d’inertie » publicitaire : Amazon contrôle tout le processus, de l’acquisition à la conversion, collectant des données comportementales réelles, récentes et pertinentes. Comparées aux données tierces, ces données sont bien plus efficaces pour cibler les acheteurs et générer des ventes.
De plus, les « jardins fermés » comme Amazon facilitent la mesure des performances, car les publicités sont diffusées et converties dans le même environnement. Pour les annonceurs, cela simplifie l’attribution et justifie les investissements.
Cependant, cette domination crée une dépendance pour les marques, qui doivent souvent accepter des conditions tarifaires élevées et un accès limité aux données clients. C’est précisément cette situation que l’accord Google-Criteo cherche à contrebalancer.
Comment Google compte-t-il concurrencer Amazon ?
Google, roi de la publicité en ligne, a généré environ 71,3 milliards de dollars de revenus publicitaires au deuxième trimestre 2025, dont 54 milliards pour la recherche. Une part importante passe par sa plateforme Search Ads 360 (SA360).
L’accord avec Criteo connecte SA360 à un réseau de plus de 200 retailers. Ainsi, les annonceurs peuvent étendre leurs campagnes de recherche vers des environnements d’achat à forte intention, avec une mesure unifiée. C’est une avancée majeure par rapport aux produits précédents, comme PMax ou les Shopping Ads, qui se concentraient sur l’envoi de trafic vers les sites des retailers.
Désormais, Google ne se contente plus d’amener les clients sur les sites, il peut aussi les guider vers des produits sponsorisés une fois sur place. Une approche plus complète pour les annonceurs.
Cette intégration permet également de combiner les données de recherche de Google avec les données d’achat de Criteo, offrant un ciblage plus riche et une meilleure compréhension du parcours client, de la recherche initiale à la conversion finale.
Quels sont les avantages de l’accord Google-Criteo pour les annonceurs ?
Pour les annonceurs, cet accord offre un accès à des emplacements publicitaires de premier choix sur des sites de grands retailers, sans avoir à négocier individuellement avec chaque enseigne. La plateforme SA360 permet de gérer ces campagnes de manière centralisée.
Les données first-party de Criteo, combinées à la puissance de Google, permettent un ciblage plus précis et une meilleure attribution. Les marques peuvent ainsi mesurer l’impact réel de leurs publicités sur les ventes, un atout considérable.
De plus, cela offre une alternative aux « jardins fermés » comme Amazon, en ouvrant l’accès à un plus large éventail de placements. Les annonceurs peuvent diversifier leurs investissements et réduire leur dépendance à un seul écosystème.
Enfin, la centralisation via SA360 simplifie la gestion des campagnes multi-retailers, réduisant les coûts opérationnels et permettant une optimisation plus rapide des performances.
Quels sont les avantages pour les retailers ?
Les retailers, comme Best Buy, Costco ou Target, bénéficient d’une nouvelle source de revenus publicitaires. En ouvrant leurs sites à des annonceurs via Criteo, ils monétisent leur audience et leurs données first-party.
Cela renforce aussi leur attractivité auprès des marques, qui peuvent plus facilement lancer des campagnes sur leurs plateformes. Les retailers deviennent des partenaires publicitaires à part entière, et non plus de simples canaux de vente.
Enfin, cette collaboration pourrait améliorer l’expérience client en proposant des publicités plus pertinentes, basées sur des données réelles. Un cercle vertueux pour les retailers, les annonceurs et les consommateurs.
De plus, les retailers peuvent utiliser ces revenus pour améliorer leurs infrastructures technologiques et enrichir leurs offres, renforçant ainsi leur position concurrentielle face aux géants du commerce en ligne.
Quel impact sur la concurrence et les « jardins fermés » ?
L’accord Google-Criteo est perçu comme une tentative de « démocratiser » le retail media, en offrant une alternative aux écosystèmes fermés dominés par Amazon. Les marques ont désormais plus de choix pour diffuser leurs publicités.
Cela pourrait stimuler la concurrence, en poussant les acteurs dominants à innover et à offrir de meilleures conditions. Pour les e-commerçants, cela signifie potentiellement des coûts publicitaires plus compétitifs et un meilleur retour sur investissement.
Cependant, il faut rester prudent : Google et Criteo devront prouver leur capacité à offrir des performances comparables à celles d’Amazon. La bataille ne fait que commencer.
Les marques devront également surveiller l’évolution des prix et des fonctionnalités, car une concurrence accrue pourrait entraîner une guerre des prix bénéfique pour les annonceurs, mais aussi des changements rapides dans les stratégies des plateformes.
Quel est le contexte antitrust de cet accord ?
L’annonce de l’accord intervient dans un contexte juridique tendu pour Google. En août 2024, un tribunal américain a jugé que Google détenait un monopole illégal sur la recherche en ligne et le texte publicitaire. Une audience sur les remèdes était prévue en septembre 2025.
Le 2 septembre 2025, le tribunal a ordonné à Google de modifier ses pratiques, notamment en cessant les contrats d’exclusivité et en partageant certaines données de recherche avec des concurrents. Google a évité la vente forcée de Chrome, mais reste sous surveillance.
Dans une autre affaire, Google a été reconnu coupable de monopolisation du marché de la publicité numérique. L’audience sur les remèdes est prévue pour le 22 septembre 2025. L’accord avec Criteo pourrait être perçu comme une preuve de bonne volonté pour encourager la concurrence.
Cependant, les régulateurs pourraient examiner cet accord de près, craignant qu’il ne renforce la position dominante de Google dans la publicité en ligne plutôt que de la réduire. Les annonceurs doivent donc suivre les développements juridiques pour anticiper d’éventuels changements.
Comment cela change-t-il la stratégie publicitaire des e-commerçants ?
Pour les e-commerçants, cet accord ouvre de nouvelles perspectives. Ils peuvent désormais toucher des clients sur des sites de grands retailers, avec des campagnes gérées depuis SA360. Cela permet de diversifier les canaux d’acquisition et de réduire la dépendance aux plateformes comme Amazon.
Les données first-party deviennent encore plus précieuses. Les annonceurs qui exploitent leurs propres données pour enrichir leurs campagnes seront mieux positionnés pour tirer parti de ces nouveaux placements.
Il est essentiel de suivre ces évolutions et d’adapter sa stratégie. Les e-commerçants qui sauront intégrer le retail media à leur mix marketing pourront gagner un avantage concurrentiel significatif.
En outre, cette diversification permet de mieux répartir les risques et de tester de nouvelles audiences, ce qui est crucial dans un environnement numérique en constante évolution.
Quels sont les risques et les limites de cet accord ?
Malgré ses avantages, l’accord Google-Criteo comporte des risques. La complexité de la gestion des campagnes sur plusieurs retailers peut être un défi pour les petites structures. De plus, la dépendance à des plateformes tierces reste un facteur de vulnérabilité.
Les performances publicitaires ne sont pas garanties. Les annonceurs devront tester et optimiser en continu pour trouver les combinaisons gagnantes. La concurrence avec Amazon reste rude, et les résultats peuvent varier selon les secteurs.
Enfin, les questions de confidentialité et de conformité réglementaire doivent être surveillées. L’utilisation de données first-party est un atout, mais elle doit respecter les lois en vigueur.
De plus, les coûts de mise en œuvre et de formation peuvent être élevés, et les petites entreprises pourraient avoir du mal à rivaliser avec les grands annonceurs disposant de ressources plus importantes.
Comment se préparer à intégrer le retail media dans sa stratégie ?
Pour tirer parti du retail media, commencez par auditer vos données first-party. Plus elles sont riches et structurées, plus vos campagnes seront efficaces. Utilisez des outils comme SA360 pour centraliser la gestion.
Testez différents retailers et formats pour identifier ce qui fonctionne le mieux pour votre marque. Analysez les performances en continu et ajustez vos enchères en conséquence.
Enfin, formez votre équipe aux spécificités du retail media. C’est un domaine en pleine évolution, et une expertise pointue peut faire la différence.
N’oubliez pas de définir des objectifs clairs et des indicateurs de performance précis dès le départ, afin de mesurer l’efficacité de vos actions et d’ajuster votre stratégie en temps réel.
Comment Qstomy aide-t-il à optimiser vos campagnes retail media ?
Qstomy, en tant qu’agent IA Shopify, peut vous aider à maximiser l’impact de vos campagnes retail media. En guidant les visiteurs vers les bons produits, en recommandant des articles complémentaires et en optimisant le panier moyen, Qstomy augmente la valeur de chaque clic publicitaire.
Grâce à ses fonctionnalités de suivi de colis et de service après-vente, Qstomy améliore l’expérience client, ce qui favorise la fidélisation et les achats répétés. Une bonne expérience post-achat renforce l’efficacité de vos publicités.
En intégrant Qstomy à votre boutique, vous créez un cercle vertueux : plus de conversions, plus de ventes, et un meilleur retour sur investissement publicitaire. C’est un atout pour tirer parti des nouvelles opportunités comme l’accord Google-Criteo.
De plus, Qstomy peut analyser les comportements d’achat pour affiner vos campagnes, en identifiant les produits les plus performants et les segments de clientèle les plus rentables.
Quelle checklist pour réussir avec le retail media ?
Voici une checklist pour vous lancer :
Audit des données : collectez et structurez vos données first-party.
Choix des canaux : sélectionnez les retailers les plus pertinents pour votre audience.
Centralisation : utilisez SA360 ou un outil équivalent pour gérer vos campagnes.
Tests et optimisation : testez différents formats et ajustez vos enchères.
Mesure des performances : suivez les conversions et l’attribution.
En bref
L’accord Google-Criteo marque un tournant dans le retail media. Pour les e-commerçants, c’est une opportunité de diversifier leurs canaux et d’améliorer leurs performances. En combinant ces nouvelles possibilités avec des outils comme Qstomy, vous pouvez maximiser votre retour sur investissement.
FAQ
Qu’est-ce que le retail media ? C’est la publicité diffusée sur les sites de vente en ligne, souvent pour promouvoir des produits vendus sur ces plateformes.
Pourquoi Amazon domine-t-il ? Grâce à ses données first-party et à son contrôle total du parcours d’achat.
Comment Qstomy peut-il aider ? En optimisant les conversions et l’expérience client, Qstomy augmente la valeur de vos campagnes publicitaires.
Pour aller plus loin : Comment attirer du trafic vers une boutique en ligne (SEO, ads, réseaux sociaux) ? - Qstomy, Comment augmenter les ventes d’une boutique e-commerce ? - Qstomy, Pourquoi utiliser les réseaux sociaux pour le service client e-commerce ? - Qstomy, Comment les réseaux sociaux influencent-ils l’e-commerce ? - Qstomy, Guide de la publicité payante : Google Ads, Meta et autres canaux - Qstomy, Le Texas prélève-t-il une taxe de vente sur les achats en ligne ? - Qstomy, Comment fonctionne le SEO pour les sites e-commerce ? - Qstomy.

Enzo
30 septembre 2026



